| 25
août 2005
Mardi
soir. Je reçoit un appel de Hamilton. Mes invités
sont arrivés à la gare Casa Voyageur. Après
une soirée au hammam et une visite rapide de Casablanca,
nous partons explorer le nord du Maroc. Hamilton, Michèle,
Sophia, Erin et moi.
Fès
Cette
fin de semaine, je marchais dans le rues de la médina de
Fès. Pour un instant, je me suis sentie chez moi. Je me suis
sentie nostalgique à la pensée de mon départ
imminent. Deux hommes, après s'être reconnus, se sont
salués et embrassés. Une image remplie de joie. Ce
pays et les gens qui l'animent vont me manquer énormément
à mon retour. Contradictoire : autant j'ai souvent un sentiment
de haine envers le Maroc et son peuple, autant j'en suis passionnément
amoureuse. Un contraste qui me fait certainement sentir vivante.
Martil
Après un réveil au crépuscule, j'ai profité
de la journée ensoleillée pour imiter les poissons
dans la mer méditéranée. Nous avons fait une
agréable rencontre avec un homme qui m'a beaucoup rappellé
mon père. Grâce à lui, nous avons marchandé
un prix décent pour un appartement malgré une adversaire
de taille : une dame hyper conformiste avec qui nous avons dû
discuter une heure. Plus tard, d'un ton amical, Moustapha Bagdad
m'a confié, amusé :
«Tu
es curieuse. C'est une belle qualité. Tu poses beaucoup de
questions. Plusieurs de ces questions, tu en connais déjà
des réponses, mais tu interroges. Patiemment, tu observes
les réactions, les pensées, les différences.»
Je
connais ma vérité, même si parfois j'ai l'impression
de l'oublier. Parcontre, la vérité des autres m'intrigue.
Je ne cherche pas de réponses pour construire ma pensée,
je nourris mon imaginaire des différentes réalités
que je rencontre.
Tétouan
À
Tétouan, nous n'avons fait que passer. En une heure à
la gare routière, quelques fabulateurs ont réussi
à nous effrayer avec des histoires d'horreurs fabriqués
pour extorquer quelques billets aux touristes : autobus complets,
prix erronés, route dangeureuse, magouilles avec la police,
vol de bagages...
Chefchaouen
Retour à la ville bleue. Dans la médina, des effluves
de substances illégales emplissent l'air. Nous dormons sur
la terrasse de l'hotel. Les étoiles brilles ici. J'apperçoit
deux étoiles filantes. Des yeux qui me charment, l'instant
d'un souhait.
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